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DONDI WHITE

DONDI WHITE - dit DONDI - est l’un des « pères » fondateurs du graffiti « à la New-Yorkaise » des années 70-80 ; Le King du graffiti figuratif New-Yorkais et du lettrage ; Un roi incontesté de mythiques « wholes cars » - comme le fameux children of the grave ré - réalisé en 1980. Son talent graphique lui permit de faire évoluer son esthétisme - passant des rames de métro à la toile pour devenir un des artistes majeurs du XX e siècle.

 

« I never was a graffiti writer artist even when i was active in the subway yards. I was a subway painter. A subway writer now that I do work on canvas. The work consist of high tech letters with ghetto bassed images (they are not graffiti paintings). If you must tittle my work it can only up under one title Dondism witch is the state of Dondi. The composer of Dondism  » Dondi White

 

« I never had to compromise myself. It was always me, doing what was comfortable, and relaying the message that I didn’t have to be taught to be creative and do good things. I guess what I’m saying is that I’m here and I want to be heard. I come from the streets, I painted on subways, and I feel my work is important. I want people to see it - I want to influence others »

AONE

AONE, de son vrai nom Anthony Clark, né à New York en 1964 et mort 11 novembre 2001 à Paris (France), était un artiste américain.

 

Il fut l’un des acteur du développement de l’expressionnisme dans le graffiti.

Très fidèle à ses racines, A-One mettait un point de mire à exalter ses origines africaines tout en les combinant à sa culture américaine. Son art prône l’unité des peuples et la tolérance à travers la mythologie urbaine. Au même titre que Jean-Michel Basquiat, son ami, A-One a apporté au courant graffiti une musicalité transculturelle significative.

 Il a commencé à taguer dans les wagons de métro au milieu des années 1970. Inspiré par la culture noire contemporaine, A-One s'est fait connaître sur la scène de l'art contemporain en développant une esthétique plus libre que ses compatriotes. Il a rejoint un groupe d'artistes connu sous le nom de "Tag Master Killers", qui comprenait Rammellzee, Toxic et Delta 2. En 1982, il a participé à une exposition de graffitis qui a fait date dans le South Bronx et a ensuite été inclus dans la Biennale de Venise de 1984, dont il était le plus jeune participant. A-One fera ensuite l'objet de nombreuses expositions personnelles, notamment à la Galleria Salvatore + Caroline Ala de Milan, au Piccolo Museum de Lecce et à la Galerie Quintessens d'Utrecht. Plus tard dans sa vie, il s'est installé à Paris, où il a continué à travailler jusqu'à sa mort. Il avait 37 ans.

Good Bye My Hit master your work is done only on this mold of a planet! You always Drew a Great Ikonoklast Panzerism letter Tank for me...Fly in your "A" far and Hit to hurt as you always have... Like my #1...We all know you will "ROCK THE GALAXY" now that you've got the chance... So Burn'em! I will be watching - THE RAMM:ELL:ZEE

CRASH

John Crash Matos John Matos, alias "Crash", est né et a grandi dans le Bronx, à New York, en 1961. À l'âge de 13 ans, il a commencé à suivre les adolescents plus âgés de son quartier et à peindre à la bombe les trains de New York avec des images complètes, par opposition aux simples tags, et a bientôt transféré son art sur des toiles sérigraphiées. Remarqué à l'origine pour ses peintures murales sur les rames de métro et les bâtiments délabrés, il est aujourd'hui considéré comme le pionnier du mouvement artistique Graffiti.Dans les années 1980, grâce à la reconnaissance de son travail par les galeries et à l'incitation de son ami et contemporain, Keith Haring, Crash a transposé ses peintures murales explosives en extérieur sur la toile.On remarque que Crash a eu une réelle évolution stylistique et continue toujours d’évoluer dans sa production artistique aux inspirations pop art.

ZEPHYR

Né Andrew Witten, Zephyr a commencé sa carrière artistique en 1977, en peignant son surnom Zephyr sur les wagons de métro. Il fait partie de la première vague d'artistes de graffiti à faire la transition vers les galeries. En 1982, il fait partie du premier groupe d'artistes à fonder la FUN Gallery à Greenwich Village, qui comptait à l'époque des icônes de l'art comme Futura 2000, Kenny Scharf, Keith Haring et Jean-Michel Basquiat. En 1983, son art fait partie d'une exposition qui fait le tour du Japon et à laquelle participent également Fab Five Freddy, Dominique Philbert, Futura 2000 et Dondi White. La même année, Zephyr a été engagé par le réalisateur Charlie Ahearn pour concevoir et diriger artistiquement la séquence titre du premier film hip-hop, Wild Style, dans lequel il figurait également.

 

En 2001, il est co-auteur de la biographie Dondi White Style Master General : The Life of Graffiti Artist Dondi White et, en 2005, il a participé à l'exposition East Village USA organisée au New Museum. On a pu le voir dans les films Style Wars, The Art of Storytelling et Bomb It.

SEEN

SEEN, Richard Mirando de son vrai nom, est né en 1961 dans le Bronx où il a grandi. Il a commencé à taguer des trains dès l'âge de 11 ans dans la gare de triage près de chez lui à New York. "À partir de là, je n'ai jamais arrêté", dit-il.

Le mouvement graffiti est à cette époque en pleine émergence. Richard est captivé par les rames de métro peintes qui roulent le long de la ligne 6 ou qui stationnent dans le dépôt de Lexington Avenue. Le garage de son oncle est adossé à ce yard. Il pénètre dans le dépôt un samedi après-midi de 1973 et réalise sa première « pièce ». Il choisit le pseudo « Seen » peignant des whole cars (wagons entiers) qui marquent l’esprit des New-Yorkais. 

En 1981, il prend place aux côtés d'Andy WarholKeith Haring et Basquiat, à l’exposition « New York, New Wave » au PS1 de New York. En 1982, le film documentaire Style Wars de Tony Silver et Henry Chalfant en font une icône du mouvement dans le reste du monde.

BLADE

Steven D. Ogburn, plus connu sous le pseudonyme de Blade est considéré dans l’histoire du graffiti comme le King of Kings of Graffiti. Né dans le Bronx en 1957, Blade commence le bombing dans les années 1970. C’est en 1972, alors âgé de 15 ans, que son acolyte Hondo 1 l’emmène peindre son premier train dans le Bronx. Il prend rapidement le blaze de Blade, qui signifie lame de cutter en anglais. Il intègre peu à peu le monde du graff et s’entoure des meilleurs et fonde l’un des plus célèbres groupes de graffeurs : les TC5 (The Crazy Five) où ils peignent la plupart des trains des lignes 2 et 5, qui relient le Bronx et Brooklyn. Son surnom de King of the Kings il le doit aux quelques 5 000 trains qu’il a recouvert de ses graffs. A partir de 1981 Blade commence son travail en atelier. Il arrête définitivement l’art de rue en 1984 pour se consacrer exclusivement aux peintures sur toile et expositions. Ce passage lui permettra notamment d’acquérir une reconnaissance internationale. Il utilise lettres, couleurs, formes géométriques, abstraction et personnages pour développer son propre style ou plutôt ses propres styles. D’ailleurs on remarque souvent que ses peintures ont des allures galactiques avec des constellations et des étoiles filantes en fond. C’est un artiste qui n’a jamais voulu rentrer dans les normes et cherche sans cesse à renouveler ses lettrages. Il est à l’initiative de nouvelles techniques telles que les block letters ou les 3D letters. A la différence de nombreux de ses pairs issus de l’art urbain, ses thématiques ne sont pas engagées mais impliquent directement sa vie personnelle. Comme un journal intime, Blade recouvre les voitures de trains pour exorciser son parcours de vie.

PHASE2

Lonny Wod, connu sous le nom de PHASE 2, né le 2 août 1955 dans le Bronx à New York et mort le 13 décembre 2019 à New York, est un des plus célèbres auteurs de graffitis new-yorkais.

 

À la fin de l'année 1972, Phase 2 a utilisé pour la première fois une version précoce de la " lettre bulle " ou " softie ", un style d'écriture qui allait devenir extrêmement influent. Le journaliste Jeff Chang a noté que les oeuvres de Phase 2 de 1973 ont été "largement reconnues comme définissant le premier genre".

Au fil du temps, le travail de Phase est devenu plus complexe, s'éloignant des simples tags du début des années 1970 pour s'orienter vers " l'abstraction calligraphique hiéroglyphique ». 

En 1975, il a ainsi rejoint les United Graffiti Artists nouvellement créés, un collectif d'écrivains professionnels en aérosol qui a commencé à attirer l'attention des médias.

JOHN FEKNER

Né le 6 Août 1950 à New York, John Fekner est un artiste américain. C’est l’une des figures centrales de l’art urbain. John Fekner est un artiste de rue et multimédia, qui a créé des centaines d’œuvres environnementales, sociales, politiques et conceptuelles composées de mots, de symboles, de dates et d'icônes au pochoir peints en extérieur aux États-Unis, en Suède, au Canada, en Angleterre et en Allemagne. Il est peintre, photographe et poète. Il se fait connaître pour ses textes au pochoir qu’il placardait sur les murs de la ville. “En réalisant des inscriptions au pochoir directement sur notre environnement, nous identifions et indiquons légitimement les endroits de notre quartier qui nécessitent la construction, la destruction et la reconstruction. Nous attirons l'attention à l'aide de mots et de symboles sur les conditions dangereuses, comme les édifices et les polluants qui peuvent et doivent être enlevés.”

RICHARD HAMBLETON

Richard Hambleton est né en 1952 à Vancouver. Il étudie au Vancouver College of Art et gagne en notoriété après son diplôme avec ses silhouettes noires peintes à la main et de taille humaine, qu’il peint dans les rues pour imiter les poses des policiers. Il traverse le Canada et les États-Unis dans les années 1970 et peint plus de 620 silhouettes sur son passage. Son nom devient alors populaire, pas toujours apprécié auprès des critiques artistiques et des services de police locaux. Il s’installe à New York en 1980. Les murs de New York deviennent pour lui une toile vierge et il continue alors à recouvrir les rues labyrinthiques de la ville de ses petites silhouettes noires et menaçantes, un parfait écho au climat qui régnait dans la ville à une époque où New York était submergé par les crimes. « J’ai repeint la ville en noir » disait-il. Rapidement il se hisse en haut de la liste des figures incontournables du street art. Il vend de nombreuses œuvres à travers l’Amérique et l’Europe, mais, hanté par la mort de nombreux de ses amis pendant l’épidémie du sida et désillusionné par la réalité du monde de l’art, Richard Hambleton prend sa retraite du public dans les années 1990. On dit souvent que Hambleton a été une référence pour l’artiste anglais Banksy.

 

« Je pense que j’ai découvert Richard de la même manière que la plupart des gens. Les gens parlent de lui en pensant à Haring et Basquiat, mais il est une figure beaucoup plus mystérieuse. Il est à la fois tristement célèbre et inconnu, et ça me fascine. Et il est plus pertinent que jamais aujourd’hui. Nous sommes tellement saturés par nos cycles de news, nos réseaux sociaux, qu’une histoire en chasse une autre, toujours plus choquante que la précédente – Mass Murder et Shadowman évoquent cette facette de notre psyché, celle qui n’est sûre de rien surtout pas de l’avenir – ça touche exactement au même nerf. » - Jay Rutland

NIELS SHOE MEULMAN

Niels Shoe Meulman est né en 1967 à Amsterdam et est un artiste pionnier du graffiti européen des années 1980. Ce que Shoe canalise dans l’espace et dans le temps n’est pas un nouveau système d’alphabet, mais bien une invitation à redevenir spectateur des mots, à étudier les trois forces de leur nature : les caractères individuels et leur arrangement, la signification du mot et les imaginations de l’artiste. En 1983, avec l’arrivée du hip hop en Europe, Shoe rencontre alors des writers new-yorkais comme Dondi White, Rammellzee et Futura 2000 qui vont renforcer son implication dans le mouvement graffiti. Shoe allie ses différentes passions : le graffiti, l’écriture et la calligraphie qu’il définit comme Calligraffiti, nom de sa première exposition personnelle en 2007 à Amsterdam.

JAMMIE HOLMES

Né en 1984 en Louisiane aux États-Unis, Jammie Holmes est un artiste autodidacte dont l'œuvre figurative expressive traite de la vie des afro-américains dans le « Deep South ». Marqué par le passé esclavagiste de sa région natale et de sa ville de Thibodaux en Louisiane, Jammie Holmes traite de sa mythologie en incorporant cette mémoire collective sur la toile. Artiste profondément engagé, il expose ses œuvres à Los Angeles, Dallas, Detroit, New York mais également en Europe et à Rome plus précisément. En mai 2020, Holmes a attiré une attention particulière lorsqu'il a commandé des avions pour survoler les grandes villes américaines avec des bannières ornées des derniers mots de George Floyd. Les peintures qui en résultent chevauchent une représentation réaliste et un mode symbolique épuré. Jammie Holmes a à son actif plusieurs solo et group show aux États-Unis et aussi en Israël.

TODD JAMES

Artiste et plasticien américain, Todd James est né en 1969 à New York où il vit et travaille. Issu de la scène Graffiti sous le nom REAS à la fin des années 1980, Todd James réalise des peintures sur toiles qui renferment la nature graphique de ses graffitis de jeunesse. Se distinguant par des aplats contrastés de couleurs vives créant des compositions figuratives vibrantes, les œuvres de Todd James sont peuplées de nus féminins ou de femmes en petites tenues ou encore de figures plus politiques porteuses d’armes dans des environnements tropicaux. Ces œuvres aux sujets pourtant graves diffusent un sentiment de légèreté grâce à l’utilisation d’une grande variété de couleurs électriques. Son travail reflète sa grande diversité d’expériences et partage certaines affinités avec ceux de ses amis artistes Steve Powers et Barry McGee avec lesquels il avait créé l'exposition culte Street Market au ICA de Philadelphia en 1999 puis chez Deitch projects, New York en 2000. Cette installation fut recréée comme oeuvre centrale de l’exposition Art in the Street au MOCA de Los Angeles en 2011 ensuite itinérante (Yerba Buena Center for the Arts, San Francisco, CA, USA; The Institute of Contemporary Arts, Philadelphia, PA, USA; The Geffen Contemporary, MOCA, Los Angeles, CA, USA; and Brooklyn Museum, Brooklyn, NY, USA). Son travail fait partie de nombreuses collections privées prestigieuses dont le MIMA Museum de Bruxelles, Belgique.

FUTURA

« Quand j’ai commencé à faire des peintures en 1979-81, les gens me comparaient à Kandinsky et faisaient des références à d’autres artistes tout au long de l’histoire de l’art dont je n’avais jamais entendu parler ! » Leonard Hilton McGurr aka Futura 2000 est un pionnier du graff new-yorkais. Bercé entre virtuosité et innovation, Futura est le premier graffeur des 70’ a avoir eu l’audace de mêler graffiti et expressionnisme abstrait. Sa maîtrise de la bombe aérosol et ses échappées vers l’abstraction ont valu à Futura un statut de légende du graffiti. Depuis ses premiers trains à New York en 1972, et au gré d’un parcours en dent-de-scie où se croisent Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, les Clash, Madonna, agnès b. ou Karl Lagerfeld, Futura (2000) – Leonard McGurr pour l’Etat-civil – a acquis un statut de légende vivante. Son aura se lit aussi bien dans la place que lui accordent les expositions et ouvrages d'art. que dans ses nombreuses collaborations avec toutes sortes de marques et institutions. À la fois police de caractère et affirmation résolue d’une capacité à se projeter dans l’avenir, «Futura» synthétise à merveille quelques-uns des credos du writing...alors même que certains artistes accolent à leur nom le numéro d’une rue, le jeune homme choisit de s’appeler Futura(2000). Une façon de projeter cette conquête spatiale qu’est le graffiti bien au-delà de la ville elle-même, pour la nouer à la science-fiction version 2001, l’Odyssée de l’espace.

 

« Tout l’histoire du graffiti est très narcissique, explique-t-il. C’est : regardez-moi, je suis là ! ça m’a vite fatigué, parce que je ne suis pas ce genre de personne-là. J’avais plus que ça à offrir. C’est la raison pour laquelle j’ai cherché d’autres moyens d’exprimer ce que j’étais : en allant vers l’abstraction et en supprimant les lettres, le nom. D’une certaine manière, je me suis complètement éloigné du système que j’aimais tant… »

DAZE

Chris Daze Ellis est, ce que l’on peut appeler, une légende du graffiti. Né en 1962, il a grandit dans le Brooklyn new-yorkais des 70’s.

Sa première confrontation avec le graffiti était en 1975, lorsqu’à 13 ans, il découvre dans un garage de métro, l’une des voitures totalement recouverte d’une immense peinture. «Voir ça, m’a vraiment inspiré. Quand j’ai vu ce train, je savais que ce n’était pas un acte hâtif. C’était planifié.» 

Bien qu’il ait suivi des études dans la prestigieuse école d’Art et Design de New York, son art se développera réellement dans la rue et sur les wagons de métros. Il expose ainsi pour la première fois ses œuvres au Mudd Club en avril 1981, aux côtés d’artistes comme Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Zephyr ou encore Lee Quinones. Un an plus tard, il réalise son premier solo show à la célèbre galerie Fashion Moda dans le Bronx. Daze joue sur plusieurs medium et emploie plusieurs techniques, il excelle aussi bien dans le travail à la bombe, le dessin et le collage.

 

“ Le graffiti était une langue que les critiques voulaient apprendre au niveau superficiel ; ils ne voulaient pas la parler couramment ”. - Daze

LEE QUINONES

Lee Quinones est un artiste américano-portoricain connu pour les graffitis qu'il a réalisés sur les voitures du métro de New York dans les années 1970 et 1980. Quinones abordait des questions politiques et culturelles à travers ses graffitis, avec des citations telles que "Earth is Hell, Heaven is Life" et "Stop the Bomb". Né en 1960 à Ponce, à Porto Rico, il a grandi dans le quartier du Lower East Side à New York. L'artiste a commencé à taguer des wagons de métro en 1974, et en 1976, il était déjà bien connu dans une communauté qui comprenait Jean-Michel Basquiat et Keith Haring. Beaucoup de ces peintures ne sont documentées que par des photos couleur Instamatic, bien qu'à l'époque certaines d'entre elles aient survécu pendant plusieurs mois sans être enlevées. Au milieu des années 1980, il a commencé à travailler sur toile et à exposer ses œuvres dans des galeries. 

Il participe notamment au film Wild Style de 1982, réalisé par Charlie Ahearn, aux côtés de Lady Pink, qui sera un témoignage fictionnel évocateur de la culture Hip Hop du New York des années 1980.

« Lee Quinones était probablement le plus talentueux des graffeurs new-yorkais et il a commencé à exposer à l’étranger dès 1979 ». Lin Felton

BILL BLAST

William Cordero alias Bill Blast est un artiste américain, l'un des plus grands graffeurs new-yorkais de la période des années 1980.

Originaire de New York, Cordero est né en 1964 et a grandi à Harlem. Au début des années 80, il faisait partie d'un groupe de graffeurs du métro qui sont passés à la scène des galeries. Bill Blast a principalement peint des murs de terrains de baseball à New York et a en fait très peu de trains à son actif. En 1981, il entre à la High School of Art and Design. Après avoir été consultant pour le film Beat Street de 1984 réalisé par Stan Lathan, il intègre la Parsons School of Design et commence à peindre sur toile. Bill Blast expose ses œuvres à l'échelle internationale depuis l'âge de dix-neuf ans (Hollande, Italie, USA…).

FAB 5 FREDDY

Fred Brathwaite, né le 31 août 1959, plus connu sous le nom de Fab 5 Freddy est un artiste visuel, cinéaste et pionnier du hip-hop américain. Il est considéré comme l'un des fondateurs du mouvement du graffiti. Freddy a émergé sur la scène créative underground du centre-ville de New York à la fin des années 1970 en tant que graffeur. Il assurait le lien entre la scène rap en plein essor des quartiers chics et la scène artistique No Wave du centre-ville. À la fin des années 1970, Freddy est devenu membre du groupe de graffitis basé à Brooklyn : The Fabulous 5, connu pour avoir peint des whole trains du métropolitain new-yorkais. Avec l'autre membre de Fabulous 5, Lee Quiñones, ils ont commencé à passer du graffiti de rue puis à transiter vers le monde de l'art plus conventionnel et en 1979, ils ont tous deux exposé dans une galerie italienne prestigieuse à Rome la Galleria La Medusa. En 1980, il peint une rame de métro avec des représentations de style bande dessinée de boîtes de soupe géantes de Campbell en clin d'œil à l’artiste contemporain Andy Warhol. Il apparaît en 1981 dans le clip Rapture lorsque Debbie Harry a rappé que "Fab 5 Freddy m'a dit que tout le monde vole." Il avait également joué dans la fiction Wild style aux côtés de Lady Pink et Lee Quinones représentant la vie de ces jeunes graffeurs. À la fin des années 1980, Freddy est devenu le premier animateur de l'émission révolutionnaire de vidéoclips hip-hop Yo! MTV Raps.

« People actually perceived me with being this cat from the Bronx because I'm one of a handful of folks that was actually acting in 'Wild Style’ »

NOC

NOC 167 (Melvin Samuels Jr.) peint des toiles à grande échelle avec la même énergie et le même style que lorsqu'il peignait des rames de métro dans les années 1970, portant le "wildstyle" à de nouveaux sommets avec son lettrage tridimensionnel, sa palette de couleurs influencée par le disco et le néon et ses personnages dignes d'une bande dessinée. Il a eu l'honneur de peindre l'une des rames de métro les plus emblématiques de l'histoire du mouvement du métro, intitulée "Style Wars". 

Né à Manhattan en 1961 et élevé dans le Bronx comme le plus jeune de six enfants, NOC a fréquenté la School of Visual Arts avec son camarade de classe Keith Haring. NOC était l'un des artistes présentés dans l'exposition Fashion MODA Graffiti Art Success en 1980 ; c'était la première exposition de galerie pour le graffiti depuis UGA en 1975. Il a ensuite exposé dans l'élite de la Sidney Janis Gallery, dont il fait partie de la collection personnelle. 

KENNY SCHARF

Né à Los Angeles en 1958, Kenny Scharf est un artiste américain qui a commencé sa carrière dans les années 1980. Il étudie à l’école des arts visuels de New York dont il est diplômé cette même année. Il fait partie des artistes qui, au début des années 1980, créent une connexion entre le milieu de l'art contemporain et celui du graffiti, comme Jean-Michel Basquiat ou Keith Haring. Il expose à la Fun Gallery en 1981 et à la galerie Tony Shafrazi en 1984.

Depuis, Kenny Scharf a montré ses œuvres dans le monde entier et ses peintures font partie des collections permanentes de nombreuses institutions artistiques, comme le Guggenheim Museum, le Whitney Museum of American Art ou encore le Stedelijk Museum d'Amsterdam.

Utilisant en toute liberté les images de la culture populaire et notamment télévisuelle, Scharf développe une œuvre gaie et colorée assez proche des préoccupations de la figuration libre française avec Robert Combas ou Hervé di Rosa. Kenny Scharf est par ailleurs extrêmement sollicité pour la réalisation de collaborations avec des maisons de haute couture telles que Dior.

 

« Part of what I do and what I want to do is I want to bring art into the everyday life. If you can take ordinary just walking in the street and you're confronted by something, that might change your day - it might inspire you ».

 

« I’m constantly doing new stuff. I’m always excited. I'm a one-man tornado ».

PETER SAUL

Peter Saul occupe une place symbolique dans l’histoire de l’art puisque qu’il est l’un des prédécesseurs du Pop art. Né à San Francisco en 1934, ses peintures reprennent des thèmes satiriques de la culture américaine. Après ses études aux Beaux-Arts de Californie entre 1950 et 1952, il part voyager en Europe et s’y installe en 1964. Peter Saul réalise une interprétation de divers sujets politiques tels que la guerre du Vietnam, ainsi que des portraits de politiciens historiques légèrement caricaturés et toujours avec des couleurs éclatantes. En 2010, il est élu à l’American Academy of Art and Letters. Il vit et travaille à New York et à Germantown dans l’État de New York. Son travail fait partie des collections de l’ Art Institute de Chicago, du Centre Pompidou, du Los Angeles County Museum of Art, du Metropolitan Museum of Art de New York et du Stedelijk Museum entre autres.

EDDIE MARTINEZ

Eddie Martinez est un artiste américain né en 1977 à Naval, Connecticut qui vit et travaille à Brooklyn. Il a acquis une reconnaissance internationale grâce à son utilisation de lignes énergiques et de manipulations de couleurs vives dans des combinaisons très contrastées en peinture comme en sculpture. Son expression particulière révèle sa passion pour l’histoire de l’art et pour les mouvements historiques de la peinture tels que le Cobra, le néo-expressionnisme et l’Action-painting mêlée à son expérience personnelle, son goût pour les cultures populaires et son regard sur le paysage contemporain.

Le travail d’Eddie Martinez a fait l’objet d'expositions personnelles dans de nombreuses institutions, dont le Bronx Museum of the Arts, le Drawing Center à New York ou encore le Davis Museum à Wellesley, dans le Massachusetts. Ses oeuvres figurent dans de nombreuses collections publiques et privées telles que la Saatchi Collection et la Hiscox Collection à Londres; la Colección Jumex à Mexico; la Marciano Collection à Los Angeles; le Morgan Library & Museum à New York; et le Davis Museum à Wellesley.

HENRY CHALFANT

Henry Chalfant est un photographe et vidéaste américain né en 1940 et spécialisé dans la photo du graffiti et de la culture hip-hop de manière générale. Il a réalisé de nombreux clichés historiques de trains ou de murs. En véritable détective à l'affût de la plus belle prise de vue, Henry Chalfant a pu capturer à tout jamais des œuvres éphémères avant qu’elles ne soient détruites ou recouvertes. Il a notamment photographié le travail de Lee Quinones sur deux wagons de métro dans le Bronx en 1977, c’est à ce moment-là que son intérêt pour la subculture s’est accru. Ses photos sont désormais exposées dans les collections permanentes du Metropolitan Museum of Art à New York et au Carnegie Institute de Pittsburgh.

SAM FRANCIS

Sam Francis est un artiste américain né le 25 juin 1923, connu pour son abstraction picturale fortement influencée par Jackson Pollock, chef de file de l’expressionnisme abstrait américain. Proche du mouvement de l’art informel lors de son passage à Paris dans les années 1950, Sam Francis se distingue par ses toiles construites par éclaboussures et jouant avec les espaces blancs et les bords de la toile. Mort en 1994 à l’âge de 71 ans, il est l’un des fondateurs du Los Angeles Museum of Contemporary Art et ses œuvres se trouvent notamment au sein des collections du Met et du MoMA de New York, du Kunst museum de Bâle et du Centre Pompidou à Paris.

ROBERT NAVA

Robert Nava est un artiste américain né en 1985 à Chicago. Diplômé en 2008 de la Indiana Northwest University et en 2011 en peinture de la Yale University School, il est aujourd’hui représenté par Sorry We’re Closed, Bruxelles ainsi que Pace Galleries. Robert Nava est connu pour son approche mystique de la figuration avec ses créatures aux couleurs électriques composées dans des toiles de grandes dimensions. Un art innocent, inspiré de ses souvenirs, de ses rêves ou de ses cauchemars. Il cherche à créer une mythologie contemporaine avec des créatures métaphoriques telles que les anges, les requins ou les clowns, sont autant d’images qui composent le lexique visuel personnel de Nava. Tirant ses inspirations des cultures Maya et Égyptienne notamment, Robert Nava a eu l’occasion de présenter plusieurs expositions personnelles, dont à la ThreeFourThreeFour Gallery et à la Night Gallery, New York, Sorry We’re Closed, Bruxelles, V1 Gallery, Copenhague et récemment à la Pace Gallery, South Hamptons et son travail fait partie de collections permanentes telles que celles du Art Institute de Chicago et celles du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

RAMMELLZEE

Né à Far Rockaway, dans l'État de New York, Rammellzee a commencé à peindre des graffitis sur les wagons de métro de la ville de New York lorsqu'il était adolescent. Déjà fasciné par le pouvoir de l'alphabet, il a travaillé sur plusieurs supports pour étudier l'utilisation des lettres comme armes et comme éléments d'équations mathématiques. L'artiste a adopté le nom de Rammellzee, qu'il considérait comme une équation mathématique. À travers le graffiti, le hip-hop, la peinture et la sculpture, Rammellzee a réimaginé la trajectoire historique de l'alphabet. Dans un manifeste de 1979 intitulé "Iconic Treatise on Gothic Futurism", l'artiste affirme que les lettres, lorsqu'elles sont séparées de leur fonction littéraire, sont des armes qui peuvent être utilisées pour combattre l'oppression imposée par les systèmes linguistiques contrefaits. Bien que son esthétique puisse sembler ancrée dans la science-fiction, Rammellzee voit un lien fondamental entre l'écriture cryptique des moines du XVIe siècle et sa propre conception de l'alphabet à la fin du XXe siècle.

 

Consumé par sa philosophie, l'artiste insaisissable sortait rarement de son loft de Tribeca, qu'il appelait la Battle Station. Lorsqu'il apparaissait en public, c'était dans une armure futuriste qu'il avait lui-même conçue. Vêtu de ses costumes inspirés des samouraïs, tels que Chaser the Eraser (c. 1994) et Barshaw Gangstarr (c. 1994), Rammellzee interagissait librement avec son environnement. Bien que les personnalités publiques et privées de Rammellzee ne fassent qu'un, l'artiste démontre ouvertement, en costume, la vitalité de sa propre cosmologie gothique futuriste.

LADY PINK

Sandra Fabara, surnommée tantôt Lady Pink, tantôt Pink, est née à Ambato en Equateur, en 1964. Elle débarque dans le Queens, à New-York, en 1972 avec sa mère et sa soeur.

 

C’est à 15 ans qu’elle déploie ses premières bombes, et recouvre les voitures du métro new-yorkais avec le nom de son petit ami de l’époque, expulsé après une arrestation. Elle peint ainsi son subway art en tant que vandale, de 1979 à 1985, et intègre de nombreux crew tels que TPA (The Public Animals) ou TC5 (The Cool 5).

 

L’une de ses premières consécrations en tant que figure emblématique de la culture hip-hop, fut son rôle aux côtés de Lee Quinones, dans le légendaire film Wild Style.

C’est ensuite à 21 ans qu’elle réalise sa première exposition personnelle intitulée Femmes Fatales au Moor College of Art and Design. L’année suivante, l’artiste cesse ses activités vandales pour se consacrer exclusivement à son travail d’atelier et la réalisation de commandes.

«Quand j’ai commencé à peindre, dans les années 70, les femmes essayaient toujours de prouver par elles-mêmes qu’elles pouvaient faire tout ce que les hommes faisaient. Le mouvement féministe était de plus en plus fort et, en tant qu’adolescente, je pense que ça m’a influencé. Sans m’en rendre compte j’étais devenue une jeune féministe. Plus les mecs disaient « vous ne pouvez pas faire ça », plus je devais prouver qu’ils avaient tord. Je devais le faire pour toutes mes sœurs qui me regardaient…Nous défendons nos oeuvres avec nos poings et notre courage. Quand vous avez des gars qui vous manquent de respect, vous allez le devoir de leur donner une leçon, sinon ils vont continuer à vous marcher dessus. Je suis désolée, mais c’est la façon dont ça fonctionne la-bas, et ce n’est pas facile. Mais cela reflète également ce qu’est le monde de l’art en général : 80% d’hommes blancs. Alors, vous devez vous battre bec et ongles, crier et supporter, être entendue et être grande pour obtenir le respect »

KOOL KOOR

Sous le pseudonyme de Kool Koor, Charles Hargrove est un artiste né à New York dans le « South Bronx » (Mitchel Houses) et basé à Bruxelles. Ex compagnon d'armes de Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, il est considéré comme l’un des artistes les plus influents et les plus importants de la première scène urbaine New-yorkaise (aux côtés de Rammellzee, A-One, Dondi White, Futura…). En 1978, il est admis à la High School of Art and Design à New York, dont il sort diplômé en 1982. Passé des murs aux toiles, il expose dès l'âge de 16 ans à la " Fashion Moda ", la première galerie New-yorkaise qui s'intéressera aux artistes du Bronx. De là, il franchit l’East Village pour intégrer la scène artistique de Soho avant de venir s’installer en europe. Son style unique est immédiatement reconnaissable.

 

« Mon premier nom d'artiste était The Arbitrator Koor. Je me suis appelé The Arbitrator Koor parce que j'avais l'impression d'être un arbitre dans mon travail artistique; L’arbitre entre une réalité que nous connaissons et une réalité qui est autre. Kool est apparu plus tard, lorsque j'ai commencé à enregistrer de la musique. Quand j'étais jeune adulte, j'étais attiré par le jeu d’échecs - I like the tower or the rook - Je voulais utiliser "Rook" comme nom d’artiste mais je l'ai abandonnée. J'ai pris le K et le R et je les ai retournés. C'est comme ça que j'ai eu mon nom d'artiste. Il reflète ma façon de penser et personnifie ma créativité : jeu de la ligne, architecture et mondes imaginaires, Si vous regardez la vie ou les choses de l'autre côté, vous pouvez souvent les comprendre. C'est ainsi qu'est né Koor »

DELTA 2

Il a grandi dans le quartier espagnol de Harlem à Manhattan et s’est impliqué dans la peinture de métro à la fin des années 1970. Ses premières observations des autres artistes tels que Lee et Blade l’ont poussé à créer son propre style. Ainsi sa carrière de peintre a culminé au début des années 1980. Au début de cette période, Delta 2 a également fondé l’équipage Kings Arrive. Il connaît un grand succès sur la scène artistique internationale. À partir de 1984, il peint dans des contextes plus conventionnels. Il a participé à une présentation d’art graffiti de Guillaume Gallozo pour le 25ème anniversaire de Valentino à Rome en Italie et a vendu des peintures dans toute l’Europe.

SHARP

Sharp est à l’origine, avec DELTA, du groupe des KA : les "Kings Arrive", au début des années 1980. Et c’est sur la ligne 6 du métro new-yorkais que celui-ci a été le plus actif. Sharp, d'origine caribéenne, a reçu une éducation juive qu’il revendique comme influence majeure dans sa peinture. Dans la tradition juive, il n’existe pas de représentations figuratives, et chaque lettre de l’alphabet sacré hébraïque est porteuse de sens. Ce qui nous fait d’ailleurs aussi penser à la théorie des lettres de Rammellzee. Il explique que son penchant pour l’abstraction lui vient de là. Sharp a commencé à pratiquer le graffiti pour se protéger et pouvoir faire abstraction de l’environnement social violent et frustrant dans lequel il a grandi. L’alphabet moderne occidental est sa quête artistique première. Sharp inclut dans ses peintures ses recherches sur les alphabets grecs, hébraïques, égyptiens et romains, dans l’optique de briser les carcans du langage moderne, et les conditionnements qui s’y rapportent. Sharp a par ailleurs souvent été représenté par son ami l’artiste Martin Wong.

IZ THE WIZ

Né Michael Martin en 1958 à New York dans le quartier du Queens, “Iz The Wiz” (membre des TMB, RTW, TBA), ou tout simplement “Iz” a été l’un des graffeurs les plus prolifiques de son temps et peut-être même de l’histoire du graffiti new-yorkais. Au plus fort de son activité, il réalise plus de cent throw up par soir sur une année entière. Il devient rapidement le « All city king of New York » en quadrillant tous les tunnels de métro de la ville. Un rythme qui impose le respect tout comme le nombre de whole-cars qu’il pense avoir peint entre 1981 et 1982 d’après une interview réalisée en 1995 : « Je n’ai jamais compté mais je pense en avoir réalisé pas moins de 25, juste dans ce laps de temps. Enfin, il y a des gens qui ont des clichés de whole-cars dont je n’ai pas la photo et surtout dont je ne me souviens absolument pas ».

Une figure clé du street art que rappelle le célèbre photographe Henry Chalfant, interviewé par le New York Times en 2009 à l’occasion de la mort du peintre: « Il était un artiste mais aussi un “bomber”, reconnu comme quelqu’un qui s’est fait voir par tout le monde ».

 

« A lot of trains, a lot of fun, a lot of art. Art that's gonna be part of New York City's history forever ».

DON LEICHT

Don Leicht est né le 12 octobre 1946. C’est un artiste visuel qui a travaillé comme peintre et sculpteur dans le Bronx à New York pendant plus de quarante ans. Leicht a eu des expositions individuelles à New York, en Suède et en Allemagne et est l'une des premières figures de la scène du centre-ville de New York dans les années 1970 au sein des mouvements Street Art et Graffiti. Leicht a commencé à collaborer avec l’artiste du Queens John Fekner avec qui il a partagé un studio en 1976. En 1982, ils ont commencé une série de travaux et d'installations utilisant de l'acier, du métal découpé, de l'aluminium et des peintures automobiles inspirées de Nishikado, des jeux d’arcades avec la déclaration: Votre espace a été envahi. Don Leicht est un peu comme l’Invader américain.

 

En 1983, l’écrivain d'art Glenn O'Brien déclare: «La pièce de Leicht consiste en une séquence de créatures qui n'existent que sur un écran vidéo - Pac Man, Donkey Kong et d'autres compagnons d'écurie de type Atari. Leicht a découpé les formes de ces démons de loisirs dans une plaque d'aluminium lourde et les a émaillés avec leurs couleurs normales et non naturelles. Mais chaque créature a également été abrasée, des rayures dans l'émail montrant le métal en dessous. Une chose géométrique - un chien abstrait? un "Imperial Walker"? - a été rayée avec un message comme une cabine de toilette graffito ou le "Pray" rayé sur le métal des cabines téléphoniques de la ville de New York ».

JOSÉ PARLA

Né en 1973 en Floride de parents cubains en exil, José Parla est un artiste américain connu pour ses toiles expressionnistes issues de recherches calligraphiques. Passé par la New World School of the Arts de Miami dans les années 1990, José Parla explore la peinture calligraphique et les graffitis sur les murs des villes afin d’exprimer sa vision du monde urbain comme une histoire vivante. Le travail de Parla ayant acquis une reconnaissance internationale fait l’objet de nombreuses expositions personnelles de musées dont récemment : The Bronx Museum of the Arts, New York, Gana Art, Entropies, Seoul, South Korea (2020), HOCA Foundation, Hong Kong (2019), Neuberger Museum of Art, Purchase, New York (2018) et fait partie de collections telles que : The National Museum of Fine Arts, Havana, Cuba, The British Museum, London, U.K, The Burger Collection, Hong Kong, … Concerné par ses origines et à la tête de l’art cubain contemporain cubain, il travaille sur un projet de fresques murales à Cuba avec l’artiste français JR (2012).

QUIK

Lin Felton est né en 1958 dans le Queens, il vit et travaille à New-York.

Il commence à taguer sur les murs du Queens à l'âge de 10 ans sous le nom de Star10. Sa fascination pour ce monde débute lorsqu'il aperçoit les rames de métro couvertes de tags en mouvement. Il prend le nom de Quik qu'il pose partout. Solitaire, il ne fait partie d'aucun crew.

Proche des théories de Hugo Martinez (UGA) qui a poussé les graffeurs à passer sur toile, à exposer, à se considérer comme artistes, il réalise très tôt des toiles.Très engagé socialement, ses œuvres dénoncent les discriminations raciales au travers du personnage de Quik. Elles font référence à sa vie privée, au monde l'art, du business de façon humoristique et décalée.

Devenu incontournable sur la scène internationale, ses œuvres ont intégré de prestigieuses collections.

INVADER

Invader est un artiste français né en 1969 qui connaît un rayonnement international grâce à des mosaïques pixelisées qu’il installe dans les villes du monde entier. Son nom d’artiste provient d’un jeu d’arcade de 1978. Résidant à Paris, il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Rouen. Oeuvrant dans l’anonymat et dans les rues, Invader a acquis une notoriété mondiale semblable à celle de l'énigmatique Banksy. Ses œuvres, devenues des symboles, obsèdent les spectateurs qui s’amusent à les retrouver dans les rues grâce à une application mobile. Alors que le projet : Space Invader voit le jour en 1998, en 2021, Invader annonce sur ses réseaux qu’il installe sa quatre-millième mosaïque.Des expositions personnelles lui sont notamment consacrées au Musée en Herbe à Paris en 2017, et à la HOCA Fondation à Hong Kong en 2015.

« Well, When I started my "Invasions," the word "street art" did not even exist yet! Now "Street Art" is a Pivotal moment »

 

« I always try to use new media for the gallery, but I realize that pixels and mosaics are mainly my signature. »

 

« As always, I brought mosaic artworks along with me just in case I found a good location to display one of them along the way. »

DANIEL ARSHAM

Daniel Arsham est un artiste américain né en 1980 qui vit et travaille à New York. Il a étudié à la Cooper Union for the Advancement of Science and Art de New York et développe ses recherches entre art, architecture et performance, jouant notamment avec les formes, les espaces et les volumes. L’artiste a par ailleurs collaboré avec de nombreuses maisons de luxe telles que Dior en 2020. Daniel Arsham réalise principalement des sculptures qui pourraient être décrites comme des archéologies du futur, entre pop art et romantisme présentées au sein d’installations et de performances. En parallèle de ses créations personnelles, l'artiste réalise des collaborations originales explorant d’autres formes artistiques comme la danse avec notamment la création d’une scène originale pour le chorégraphe Merce Cunningham. En 2013, l'artiste collabore avec Pharrell Williams, pour lequel il recrée son premier clavier en cendres volcaniques.

« I think there are two types of artists. There are the kinds that make work not necessarily in a vacuum, but the work is more made for themselves—it’s an outward expression or a way to understand the world around you. And then there are other artists whose work is a kind of interpretation of existing times that has the express intention of communicating some sort of tangent that people aren’t really seeing. I’m in the latter category, so my work is really about trying to understand and parse through this strange existence, and then to reveal things that are just outside of our everyday experiences. Most of the work I make involves using things that are already around that reference ancient Greek or Roman works, or manipulating the surface of architecture and playing with people’s understanding or conception of time ».